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Rôle des forces de défense et de sécurité burundaise dans la gestion des mémoires blessées

En dates du 11 au 12 septembre 2017 à l’hôtel Royal Palace, la Commission Vérité et Réconciliation(CVR) avec l’appui du Centre humanitaire pour le Dialogue a organisé un atelier stratégique à l’intention des forces de défense et de sécurité sous le thème : « Le rôle des forces de défense et de sécurité burundaise dans la gestion des mémoires blessées ». La commission a réuni les hauts cadres de ces corps pour solliciter leur contribution à la mise en œuvre d’une justice transitionnelle s’appuyant sur 4 piliers : droit à la vérité, droit à la justice (mécanisme non judiciaire), droit aux réparations et droit à la sécurité (garantie de non répétition).

Le Président de la commission Monseigneur Jean Louis NAHIMANA a d’abord présenté aux participants le rôle de la CVR et ses missions. Les missions sont entre autres d’enquêter et établir les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises durant la période allant de 1962 au 4 décembre 2008, date de l’accord global de cessez-le-feu entre le gouvernement de la république du Burundi et le mouvement Front National de Libération(FNL). Elle a aussi pour mission de qualifier toutes les violations commises, publier la liste des personnes disparues, assassinées, des victimes et des témoins, la liste de celles qui se sont distinguées dans la protection des vies humaines, de celles qui ont accordées le pardon, proposer un programme de réparation tant matériel que morale, un programme visant à promouvoir le pardon et la réconciliation et enfin contribuer à la réécriture de l’histoire afin de permettre aux Burundais une version largement partagée et acceptée des événements.

Dans cet atelier, un expert a fait une présentation sur la gestion des mémoires blessées. Il a fait savoir que les conflits naissent des discordances dans les relations sociales des communautés étant donné que vivre ensemble n’est pas un choix. Il a continué en disant que pour gagner le pari du vivre ensemble et de la réconciliation, les communautés partageant le même destin doivent s’ouvrir pour connaitre la VERITE avec grand V et non pas s’enfermer chacun dans sa vérité car l’autre l’a aussi. Les individus doivent se faire violence afin de s’élever ensemble avec une même compréhension des événements pour réparer le passé qui peut mettre en jeux le présent et empêcher de préparer un bon avenir. L’expert a salué le courage des forces de défense et de sécurité qui ont continué à assurer la sécurité des burundais alors qu’ils sont aussi victimes des crises qui ont endeuillées notre Pays pendant des décennies.

L’Inspecteur Général de la Police Nationale du Burundi et le chef d’Etat Major Adjoint des forces de défense nationale du Burundi, sont revenus sur le rôle joué par les forces de défense et de sécurité dans la perpétuation des crises de 1972 et de 1993. Les forces de 1972 au lieu de protéger les populations civiles en conflits, ont profité de l’occasion pour s’entretuer. Celles de 1993, ont participé dans le renversement du pouvoir démocratiquement élu, ainsi assassinant le Président de la République du Burundi. L’Inspecteur Général de la PNB et le Chef d’Etat Major Adjoint ont fait savoir que ces forces ont tiré des leçons du passé pour une meilleure intégration après les accords d’Arusha. Comme preuve, ils ont résisté aux sollicitations politiciennes dans la crise de 2015 malgré la manipulation, la diabolisation et l’instrumentalisation de la jeunesse. Ils ont dit que la réussite a été due aux formations dispensées à l’intention des policiers et militaires, surtout les valeurs fondamentales : la neutralité politique, la loyauté et la cohésion.

Pour gérer les mémoires blessées des événements noirs du Burundi, les hauts cadres des Corps de Défense et de Sécurité et la Commission Vérité et Réconciliation se sont convenus de collaborer dans la sensibilisation des policiers, militaires et les civils pour participer à la découverte de la vérité, garder les acquis, rester neutre, lever la voie sur la réalité du passé et créer ensemble un environnement apaisé favorisant la découverte de la vérité.

OP1 NZOHABONAYO Patrick

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